Audrey, électron libre et néanmoins fidèle

Le 13 septembre 2010 par Marion Sabourdy

Une petite brune à l’air blagueur, un appareil photo en bandoulière ? Ne cherchez plus, vous êtes devant Audrey, alias @A_DS, ou bien @llPACHll. Oui, la jeune journaliste scientifique a deux comptes sur Twitter, le second étant réservé à ses activités de photographe (1).

Elle est comme ça, la miss. Touche à tout, multiforme, curieuse. En plus de gazouiller (2), Audrey blogue, et pas qu’un peu. « Il paraît que je suis une serial blogueuse !  Mes deux principaux sont Open Space, un blog « sciences et détente » et Open Eye, pour la photographie, avec pour chacun une page fan sur Facebook (ici et ici). En prime, j’en ai un troisième à mon actif et déjà un autre en tête ».

Autant dire que le « terrain » était propice quand Nicolas lui a parlé de Knowtex fin 2009. « Lorsqu’il me l’a présenté, j’ai trouvé le projet original – chose pas forcément aisée quand on entre dans la sphère des réseaux sociaux – et surtout très prometteur ».

La jeune femme a une propension à tester tout ce qui se présente sur son écran. Elle décide donc de se lancer dans l’aventure. « Étant scientifique de formation et attirée par les réseaux sociaux, un site liant ces deux aspects est une pépite pour moi ».

Pendant plusieurs mois, elle a participé au développement de Knowtex. « Notre but à l’époque était de nourrir la base de données mais aussi de tester les fonctionnalités, notamment l’ajout de liens et de jauger l’intérêt de telle ou telle option (notification, notation de qualité, de niveau, etc.), afin de la faire évoluer ».

En parallèle, la journaliste poursuit ses « piges » et utilise Knowtex aussi pour cette partie de son travail : « il me permet d’aller plus vite dans mon travail de veille et d’information. Lorsque je trouve un outil qui fait gagner du temps dans ma veille et qui en plus me permet de rencontrer des gens, avec un aspect ludique, c’est un peu le Graal ».

Et comme elle cultive un petit côté « geekette » (3), elle aime également commenter l’aspect de la plate-forme : « l’interface aérée, claire, assez simple mais déjà très aboutie, m’a bluffée. Il y a un goût de « reviens-y » indubitable », souligne-t-elle, sans oublier de proposer des évolutions pour le site : « il serait intéressant de mettre en avant dès la page d’accueil une sorte de timeline avec les dernières activités des Knowtexnautes. Quid d’un bandeau déroulant avec les articles les plus commentés et d’un bouton « J’aime » comme sur Facebook ? ». Autant de propositions sur lesquelles Mikaly, le développeur de Knowtex, travaille d’arrache pied.

Après les premiers mois de « bons et loyaux services » pour Knowtex, Audrey suit le projet d’un peu plus loin. Elle se laisse « appeler via le système de notification par mail, qui m’indique si un nouveau commentaire a été posté sur un sujet que j’ai commenté et surtout les suggestions de lien que l’on m’envoie. Très pratique ! ».

Comme beaucoup, elle suit également les différents comptes de Knowtex sur Facebook et Twitter : « c’est un moyen de partager une information avec mes contacts, généralement pas les mêmes que sur Knowtex et d’être directement au courant des nouveautés (nouveau membre, nouvel article « important », nouvelles fonctionnalités, etc.) ».

Malgré la – relative – distance qu’elle a pris, Audrey reste une valeur sûre avec ses visites quasi-quotidiennes, ses liens pertinents et ses discussions fréquentes sur ses centres d’intérêt, souvent sujets à débats, comme récemment avec la levée de l’anonymat sur le don de gamètes.

Elle aime – et écrit sur – « la santé (personnelle ou publique), l’éthique, voire même la thématique du risque », et est aussi attirée par « tout ce qui concerne l’environnement : écologie, énergie, biodiversité, développement durable ». Ses 17 weblists en témoignent.

Mais plus qu’une plate-forme de liens, Knowtex est pour elle un lieu de rencontres : « j’ai découvert des gens, des points de vue, des façons de classer, penser l’information différentes des miennes, des thématiques auxquelles je ne me serais pas intéressées de prime abord ». Elle se sent proche de jphgirard par sa façon d’utiliser Knowtex. « Il fait partie des profils agréables à consulter : il a entré une petite description, une photo, ses domaines de prédilection, a référencé déjà un paquet de liens,  n’en oublie pas de créer des relations avec d’autres contacts et de suivre des weblists. Ne manque plus que de commenter des liens et de lancer des discussions ».

Laissons lui le mot de la fin : « Knowtex représente une diversité scientifique que les autres [sites de sciences] n’ont pas : diversité de thématiques, de niveaux, d’angles, de langues, de qualités, de vulgarisations, de spécialités. Il laisse la place à l’internaute, qui alimente le contenu comme il le souhaite, commente, partage, suggère. Il laisse la place aussi au débat et offre un lieu d’ouverture et d’échange. Enfin, même si tel n’est pas son but premier, il est un formidable outil d’expérience et d’analyse : comportement des internautes, intérêts, thématiques de prédilection, sujets ouvrant à réaction, Knowtex permet de « tâter » l’avis de passionnés et de spécialistes de sciences. Je n’ai trouvé ça nulle part ailleurs ».

Notes

  1. En bonne photographe, Audrey a un coup de cœur pour la weblist « Science and Photography » de Corinne : « cette belle weblist mêle les arts et les sciences, deux domaines dont je me sens proche ! ».
  2. La mascotte de Twitter est un petit oiseau bleu et les « tweets », ces messages de 140 caractères sont souvent qualifiés de « gazouillis ».
  3. A ce sujet, lire la discussion sur les « geekettes » à laquelle plusieurs membres féminins ont participé récemment.

Ajoutez un commentaire

Pas encore membre ? Inscrivez-vous pour laisser un commentaire ! Déjà membre ? Connectez-vous