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Ceux qui font vivre le groupe Traces

Le 27 avril 2011 par Marion Sabourdy

Dans « l’ADN » du groupe Traces : la réflexion (sciences cognitives, sociologie, histoire, didactique et philosophie des sciences), la formation à la communication scientifique et le conseil (organismes de recherche, musées de science, entreprises et collectivités). Cette année, le groupe prend en charge les « Journées de Chamonix » (JIES) pour la première fois. L’occasion de dresser le portrait de plusieurs de ses membres…

Matteo MERZAGORA, directeur scientifique

Parcours : Je suis arrivé dans les sciences par la physique, puis je suis passé par journalisme scientifique pour enfin arriver à la muséologie scientifique. Par mes activités (enseignement, ateliers, gestion de projets…), je réfléchis autour des notions de communication des sciences et de relations entre sciences et société, à l’échelle européenne. Italien, je vis en France depuis 10 ans. [ndlr : Matteo est notamment l'auteur avec Paola Rodari de La scienza in mostra, Musei, science centre e comunicazione, publié aux éditions Mondadori en 2007]

Groupe Traces : Je co-dirige le groupe avec Richard-Emmanuel. Je suis le directeur scientifique et m’occupe des projets européens et… un peu de tout ! Pour moi, l’idée centrale des JIES est de comprendre les enjeux de notre relation à la nature et aux sciences pour choisir le monde dans lequel nous souhaitons vivre.

Édouard KLEINPETER, trésorier

Parcours: En sortant de mon école d’ingénieur en physique à Grenoble, je n’avais pas envie de m’engager dans cette voie. En revanche, je m’intéressais aux questions science-société. Je me suis orienté vers une formation de journalisme scientifique à l’ESJ de Lille. Elle propose un double cursus : les fondamentaux du journalisme d’une part et une formation scientifique à l’Université Lille 1, avec des cours de sociologie, histoire, philosophie d’autre part. J’ai ensuite travaillé deux ans comme journaliste puis ai repris mes études avec un master 2 LOPHISS de philosophie des sciences à Paris-7. J’ai ensuite enchaîné avec un projet de thèse sur les fondements de la philosophie de la médiation. Dans ce cadre, j’ai suivi les cours de Richard-Emmanuel. Le courant est très vite passé avec lui, même si les démonstrations de médiation en public n’étaient pas mon truc. J’ai finalement passé le concours d’ingénieur de recherche au CNRS. Depuis décembre 2009, je suis en poste à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC).

Groupe Traces : J’ai coécrit le livre « Comment je suis devenu chimiste » avec REE et j’ai participé à la rédaction du manifeste Révoluscience et des ouvrages du groupe sur  les thèmes art-science (suite à ma participation aux JIES il y a deux ans avec Bastien et Mélodie) et sur les idées reçues. Je suis actuellement trésorier du groupe Traces. Je n’ai pas forcément le temps de m’impliquer autant que j’aimerais, mais j’y trouve un intérêt intellectuel et amical. Les réflexions se situent dans la continuité de mon travail à l’ISCC.

Édouard et Bastien

Bastien LELU, directeur des publications

Parcours : Depuis tout jeune, je m’intéresse à la vulgarisation scientifique, à tel point que je voulais être journaliste scientifique jusqu’au lycée. J’ai finalement bifurqué vers des études de physique à l’École normale supérieure (ENS) de Lyon puis une agrégation de physique pour être enseignant. Je me suis ensuite inscrit au master Communication scientifique et technique de l’ENS Cachan. Je suis actuellement « embarqué » dans une thèse sur l’histoire des politiques européennes de vulgarisation scientifique.

Groupe Traces : En parallèle de mes travaux théoriques [ndlr : voir ses publications], je me suis lancé de manière bien plus pratique dans la vulgarisation, avec Traces et l’association des Atomes Crochus [ndlr : voir son portrait sur le site des Atomes]. Je participe à des ateliers, des projets photos… Au sein du groupe Traces, je suis directeur des publications. A ce titre, j’ai contribué à notre tout nouvel ouvrage Les scientifiques jouent-ils aux dés ?, aux éditions du Cavalier Bleu.

Charlotte BARROIS DE SARIGNY, chargée de projet serious game

Parcours : Après un master 1 en Biologie et Santé à Toulouse, je me suis dit que je ne voulais pas faire uniquement de la recherche. Je souhaitais parler avec tout le monde. Je me suis donc orientée vers un Master en communication scientifique à Grenoble. Dans le cadre de ce master, j’écris actuellement un mémoire à partir de mon travail au groupe Traces.

Groupe Traces : J’ai intégré le groupe cet été lors d’un stage au cours duquel j’ai eu l’occasion de travailler sur les JIES.  Richard-Emmanuel Eastes m’a ensuite proposé un emploi pour le groupe, en tant que chargée de projet science-société sur un serious game pour l’entreprise Bayer. Mon mémoire est orienté sur ce projet.  Il va « démarrer » en septembre 2011, après un gros travail de communication en interne. Je m’occupe de l’organisation (réunions avec la société Bayer et les éditeurs de serious game, conception du cahier des charges…). Nous souhaitons mener des ateliers pilotes avec un public d’une quinzaine de personnes et un médiateur, par exemple sur le Bisphénol A.

Meriem FRESSON, secrétaire-rédactrice

Parcours : Après un bac littéraire, j’ai suivi un cursus de littérature comparée à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris-3 sur le haïbun, un mélange de prose et de haïku, ce petit poème japonais. Cette forme de littérature est très récente en France. Je l’ai étudiée en français et anglais, mais pas en japonais ! [ndlr : Meriem est membre de l’Association française de haïku et a découvert les Atomes Crochus lors du concours Haïkus et jardins chimiques]. J’ai ensuite suivi un master 2 professionnel en édition à l’Université Sorbonne Paris-4.

Groupe Traces : J’ai rejoint le groupe Traces en juin 2009 en tant que secrétaire rédactrice bilingue. C’était juste après les dernières JIES. Un de mes premiers travaux a d’ailleurs été d’éditer les actes des JIES avec Claire Truffinet. Au quotidien, je m’occupe de l’édition / relecture / traduction / correction des livres, des documents de communication, du site internet, des prémisses de nos activités sur les réseaux sociaux [ndlr : voir @groupeTraces sur Twitter ou la page Facebook]. Cette activité va prendre de l’ampleur avec l’ESPGG et son informaticien Fabrice, ainsi que nos stagiaires. Je suis également impliquée dans l’association des Atomes Crochus (via la newsletter) sous le pseudonyme de « Mlle Opuscule » [ndlr : un opuscule est un petit ouvrage de science ou de littérature].

Ronan JAMES

Parcours : Lors de ma thèse de climatologie à l’ENS, j’ai fait mon monitorat [ndlr : les doctorants peuvent effectuer des travaux d'éducation ou de médiation scientifique en parallèle de leur thèse] au Palais de la Découverte. C’était une super expérience pour découvrir l’interaction avec le public. Je suis presque devenu « addict » de cette sensation. A cette période, je suivais de temps en temps les cours de Richard-Emmanuel, où j’ai rencontré des membres de Paris Montagne (Livio et Leïla). J’ai ensuite fait un peu de bénévolat dans cette association, pour le projet Science Académie et d’autres comme des ateliers arts-sciences où j’ai travaillé sur la poésie ou la musicologie. J’ai également œuvré dans l’association Doc Up qui a lancé « Les chercheurs font leur cinéma », en proposant un film deux semaines avant la deadline au tout début de ma thèse. Lors de la deuxième édition, je suis rentré dans l’organisation puis je suis devenu responsable du projet l’année suivante. Cela m’a permis de me tester sur toutes les étapes d’un projet. Cela m’a incité à monter mon propre projet avec un ami : Doc en stock. Le rapport avec les jeunes chercheurs nous manquait à tous les deux. Ce projet facilite les rencontres entre jeunes chercheurs et médiateurs. Nous avons été contactés par Universcience pour le projet Binôme et par le Ministère de la Recherche pour le projet « 1000 chercheurs parlent d’avenir« .

Atomes Crochus : contrairement à plusieurs des membres présents aux JIES, je suis moins impliqué dans le groupe Traces. Après ma thèse, je pouvais postuler à Paris Montagne et aux Atomes Crochus. J’ai finalement opté pour les seconds et suis salarié de l’association depuis novembre 2009. Une de mes actions avec Traces a eu lieu en 2010 lors de la controverse climatique. Je me sentais touché par ces débats, et souhaiter aider le groupe à s’informer. J’ai donc organisé des rencontres avec des sociologues du centre Alexandre Koyré.

Jean-Marc Galan

Parcours : je suis chercheur en biologie au CNRS. En parallèle, je suis tombé dans la médiation scientifique progressivement mais sûrement et surtout, de plus en plus. J’ai également lancé l’émission de radio Recherche en cours avec David Dumoulin, un collègue sociologue. Au départ, il s’agissait juste d’une expérience mais elle m’a ouvert aux science sociales et ma obligé d’avoir une certaine dose de réflexivité sur mes pratiques.

Groupe Traces : j’ai trouvé dans le groupe une famille intellectuelle, avec des gens qui s’interrogent sur les mêmes questions que je me pose. Je participe seulement aux réunions et à certains projets, comme les JIES. C’est un bon moyen de rencontrer des membres de plusieurs communautés, qui se retrouvent tous les ans.

Mélanie YECHE, stagiaire

Parcours : J’ai une licence de Biologie des organismes à l’Université Montpellier 2, puis un master 1 à l’EHESS en histoire et sociologie des sciences. Je suis actuellement le master de journalisme scientifique à Paris-7.

Groupe Traces : Je suis actuellement en stage dans le groupe Traces. Je m’occupe normalement de la communication de l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes (ESPGG) mais, JIES obligent, on m’a orientée vers l’animation du site internet des journées. Je travaille également sur la future exposition de l’ESPGG sont le thème est « la science, une histoire d’humour ».

>> Ils appartiennent aussi au groupe Traces : Richard-Emmanuel Eastes (président), Francine Pellaud (directrice pédagogique), Marie Blanc (administratrice), Mélodie Faury, Antoine Blanchard, Ronan James, Hélène Montfeuillard, Livio Riboli-Sasco, Claire Truffinet, Nicolas Loubet.

3 commentaires

  1. Laurence Bianchini le 27 avril 2011 à 15:46

    Traces : un groupe actif et très sympathique !

  2. Nicolas Loubet le 27 avril 2011 à 16:18

    Yeap ! Un groupe ouvert qui donne la possibilité de prendre du recul sur ses pratiques.

    De très belles choses restent à penser avec eux autour du journalisme scientifique…

  3. Laurent Chicoineau le 28 avril 2011 à 10:51

    Et comme d’hab, merci au team Knowtex de nous faire mieux connaître les acteurs de la médiation et du journalisme scientifique en France !

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