Lift France ou comment réfléchir ensemble sur le futur

Le 22 juillet 2011 par Gayané Adourian

Cela fait trois ans que Marseille accueille la déclinaison française de la conférence Lift. Avec Be Radical!, l’édition 2011 faisait le pari de parler « d’innovation de rupture ». Conférences, workshops et masterclasses se sont succédés pour explorer des directions de changement. Un entretien express avec Daniel Kaplan (merci @sophie !), le délégué général de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) a permis de poser le contexte.

Pourquoi organiser une conférence Lift France ?

En France, on a beaucoup d’événements autour de la technologie mais ils sont soit très académiques, soit principalement destinés aux industriels. L’idée de décliner Lift en France est venu du besoin de créer un moment pendant lequel les différentes parties prenantes de l’innovation technologique pouvaient se rencontrer et réfléchir ensemble.

Une chose très importante ici : les participants doivent montrer ce qu’ils sont en train de faire pour concrétiser les idées évoquées. En effet, sur cet événement, cela ne nous intéresse pas vraiment d’avoir des « prophètes » qui ne font que présenter leur vision. Ce qui est vraiment intéressant, c’est lorsque qu’on a une réflexion qui part d’initiatives en cours.

Pourquoi donner une dimension internationale ?

C’est un parti pris même si on est encore perçu comme un événement francophone… En invitant des speakers étrangers, on essaie d’aborder des sujets qui ont du mal à bouger en France : la ville, le développement durable, la gestion du temps… A terme, Lift France pourrait devenir un grand rendez-vous européen. On commence toutefois à avoir une certaine visibilité à l’international puisque des speakers des éditions précédentes sont revenus en tant que participants cette année.

Quelle est la différence avec les conférences TED ?

Les deux événements se ressemblent mais avec Lift, on développe particulièrement la dimension participative. Cela donne beaucoup d’ateliers, de workshops… Cette année, c’est encore plus flagrant puisqu’on a mis des ateliers tous les jours et intégré Lift Experience dans le programme. TED développe bien davantage la dimension « spectacle ».

Lift France, c’était de nombreux workshops. Visiblement, chacun en est ressorti motivé mais à part ceux qui ont réalisé un compte-rendu, comme celui de Geoffrey Dorne, il ne reste plus aucune trace des échanges…

Pouvez-vous nous rappeler les objectifs de la FING ?

La Fing est née en 2000 pour réfléchir sur les services et les usages de l’Internet. Dix ans plus tard, on est là pour produire et partager des idées neuves qui sont « actionnables », i.e. qu’on est capable de mettre en oeuvre. On ne se contente pas de faciliter la compréhension de sujets complexes. On aide les gens à traduire leurs idées dans des directions d’actions.

Les nouvelles technologies sont assurément le point de départ de nos réflexions mais on les place au coeur de grosses questions de société. Dans ce domaine, le travail de veille réalisé avec InternetActu est essentiel et complète celui de mise en valeur des projets innovants. C’est très important pour nous de repérer des gens qui portent des scénarios d’usage.

Notre rôle est donc la mise en contact et le coup de projecteur. Une autre partie consiste à fédérer les acteurs motivés par un sujet émergent (e.g. les FabLabs ou le sujet Opendata) et lancer des expérimentations concrètes avec des partenaires. Le but : capitaliser les connaissances et les expériences pour construire des boîtes à outils utilisables par le plus grand nombre.

Pour aller plus loin

Le compte rendu sur le blog   »Avec ou sans contact » et la série d’InternetActu de l’événement

>> Illustrations : Photos liftconferencephotos (Flickr, licence CC)

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