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Universcience.tv : un développement multi-supports et multi-enseignes

Le 27 décembre 2010 par Marion Sabourdy

Après une formation scientifique, une année en audiovisuel et une autre en ingénierie culturelle, Benjamin Benita, voyageur au long cours, a posé ses valises à Universcience où il est passé de responsable technique du site Internet, à producteur de contenus, en charge de la visibilité sur les réseaux et responsable de projets numériques internationaux. Il s’y occupe aujourd’hui du développement de la webTV.

Quel est votre rôle dans l’équipe de la webTV ?

Sur ce projet, je travaille en mode transversal au sein de la Délégation à l’Internet et aux  Programmes Numériques, pour le développement de l’offre audiovisuelle en ligne. Je m’occupe donc de la définition de la stratégie de déploiement de cette offre sur les réseaux et de sa mise en œuvre : visibilité web, partenariats stratégiques, projets multi-supports, développement de l’audience… Une fonction à la croisée de la stratégie, de la technique, de l’éditorial et du marketing.

Quelle est votre stratégie pour la webTV ?

La stratégie de déploiement est en cours de définition et fait l’objet de discussions en interne, mais je peux toutefois dire que nous avons choisi d’adopter la logique multi-supports (ordinateur, smartphone, Ipad, télévision classique et télévision par Internet) et la logique multi-enseignes, dont la devise pourrait être : « un peu de nous chez les autres», et qui consiste à se positionner en tant que fournisseur de contenus pour de grands diffuseurs.

Nous avons des retours quantitatifs clairs et savons que ces premiers choix sont bons mais le plan stratégique doit encore intégrer une étude de marché affinée et un choix sur le modèle économique qu’Universcience veut/peut adopter. Claudie [ndlr : Haigneré, la présidente d’Universcience] et Joël de Rosnay nous font confiance. La première soutient notre projet et nos initiatives partenariales et tous deux ont les idées parfaitement claires sur les enjeux du numérique.

Concrètement, cela se traduit comment ?

En matière de visibilité, notre offre est optimisée pour les moteurs de recherche et nous avons procédé à des campagnes de référencement payant ; la démarche est classique. Idem pour les réseaux sociaux : nous avons créé une page Facebook dédiée et un compte Twitter dont nous sommes assez satisfaits.

Du côté du multi-enseignes, c’est avec LeMonde.fr et Dailymotion que les choses ont démarrées -et continuent – mais d’autres alliances sont en cours. Concrètement, en ce qui concerne LeMonde.fr par exemple, nous fournissons généralement, chaque semaine, deux vidéos pour leur rubrique « Planète ».

Côté multi-support, l’application iPhone est en cours de finalisation, notre offre propose maintenant une version HTML 5 pour les iPad et nous préparons un prototype pour TVi.

Comment mesurez-vous votre impact ?

Pour l’instant, nos indicateurs sont le nombre de consultations de vidéos, de visites et de pages vues et le nombre d’abonnés à la newsletter. D’autres indicateurs plus fins nous permettent d’avoir un retour plus qualitatif, mais ils sont à manier avec précaution, comme la durée de consultation des vidéos par exemple.

Ceci dit, l’important n’est pas la valeur absolue de la mesure mais son évolution dans le temps, le « delta ». Par exemple, je ne sais pas forcément mesurer l’intégralité du retour sur influence des réseaux sociaux, mais il est clair qu’il est impensable de ne pas y être présent. Dans une ville, comment mesurer le « retour sur bien-être » des jardins publics sur les citoyens ? Tout ne relève pas du mesurable….

Quid de la VOD ?

Elle doit être refondue car elle n’est aujourd’hui qu’un distributeur classique de vidéos, avec une option de recherche et une navigation par tags. Nous devons la transformer en un univers social, un écosystème relationnel autour des vidéos scientifiques. Pour voir à quel point les internautes peuvent interagir et contribuer nous devons nous l’approprier, mettre en place le développement, faire du community management… Nous accordons une grande importance à l’interface et souhaitons nous inspirer des interfaces cartographiques et des mashups de données (2).

Notes

  1. Trois personnes interviennent pour la webTV, deux pour Science Actualités, trois pour la Cité des sciences et deux pour Universcience. Ils utilisent l’outil Cotweet.
  2. Aussi nommés « applications composites » en français.

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