Et pourtant… l'historienne Soraya Boudia et le physicien Philippe Molinié ont montré que l'impressionnante machine électrostatique conçue par Frédéric Joliot pour l'ouverture du Palais, censée représenter la science en train de se faire, était un "bête" générateur Van der Graaf alors même que la physique nucléaire déferlait dans les labos et que Joliot était pris par des travaux autrement plus hasardeux (construction du premier cyclotron français au Collège de France, mise au point délicate de sources d'ions et de tubes à vide de grande taille à Ivry). Qui plus est, la mécanique quantique et la relativité, qui avait bousculé la physique quelques décennies auparavant, étaient totalement absentes du musée. En dépit de l'objectif revendiqué du Palais de la découverte, la science vivante n'est-elle pas restée à sa porte (à l'époque, et aujourd'hui) ?
P.S. Sylvain Lefavrais a publié un article sur l'expérience "Un chercheur, une manip" du Palais, dans le dernier numéro de la Lettre de l'OCIM, mais je ne sais pas comment me le procurer.
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