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    Le chercheur, un pirate individualiste et marginal

    Une formation trop conventionnelle n'est pas compatible avec la créativité scientifique, qui demande de l'imagination et du non-conformisme pour sortir des sentiers battus.

    • guydoyen 23/05/2010
      Superbe article.

      Ci-dessous, ce que j'ai particulièrement apprécié :

      Dans un article publié récemment dans la revue « Science », un collectif de 23 prix Nobel anglo-saxons a dressé avec humour le portrait-robot du scientifique de haut niveau. Selon ces experts, « la recherche fondamentale est une sorte de jeu, un "fun" réservé à des marginaux, des amateurs doués, des pirates intellectuels, des "free lance", arc-boutés sur des convictions internes plus irrationnelles que logiques et capables de découvrir ou croire découvrir des liens que les autres ne voient pas et de prendre des risques majeurs d'échec et d'erreur. Il n'y a pas que des surprises gagnantes, mais il n'y a pas de découverte sans risques. L'échec est un droit et le prix à payer pour parvenir à de grandes percées. »

      ...

      il existe une différence fondamentale entre les auteurs d'avancées techniques ou appliquées et ceux qui réalisent les grandes percées profondément novatrices. Alors que les premiers sont des esprits orthodoxes et classiques, les seconds sont pour la plupart des amateurs largement autodidactes qui ont échappé « au formatage contraignant de la raison raisonnante des grandes écoles, et particulièrement des nôtres ».
    • Nicolas 23/05/2010
      Plutôt audacieux que de dire que l'échec est un droit ! Pour nos amis "bureaucrates" (dans les ministères), je doute que cela soit perçu ainsi...
    • guydoyen 23/05/2010
      L'échec (possible) est le prix à payer pour parvenir à de grandes découvertes.

      En suivant trop la voie conventionnelle on croit y gagner mais on se prive de ces grandes découvertes. C'est comme pour tout dans la vie : quand on ne prend pas de risques on est sûr (enfin... presque sûr) que tout ira pour le mieux, on reste en terrain connu. Mais quand on prend des risques en empruntant des chemins que personne n'a suivi auparavant cela peut mener à de belles surprises.

      "Il n'y a pas que des surprises gagnantes, mais il n'y a pas de découverte sans risques"

      C'est une question de gestion des risques. Et puis ce n'est pas comme au casino. Ce n'est pas complètement quitte ou double puisqu'il n'y a jamais de véritable échec : tout le travail de réflexion réalisé par ces chercheurs hors norme, s'il ne permet pas d'atteindre directement le but recherché peut mener à d'autres découvertes.
    • Nicolas 23/05/2010
      En bon entrepreneur, je ne peux que plussoir. Mais le risques n'est pas la chose la mieux partagée du monde. Il faut aussi savoir doser parfois ;-)
    • guydoyen 23/05/2010
      "Le pire risque, c'est celui de ne pas en prendre" (Nicolas Sarkozy)
    • Nicolas 23/05/2010
      Il convient de recontextualiser ;-) Pour ce lien, il est question de risque dans le domaine de la production de connaissances scientifiques.

      Il serait intéressant de regarder comment l'Agence Nationale de la Recherche appréhende cette dimension du risque dans la recherche.
    • guydoyen 24/05/2010
      Oui, cette citation est hors contexte, c'est vrai. Mais c'est une devise qui me plait bien :-)
    • Knowtex 24/05/2010
      Dans le domaine de la production de connaissances scientifiques, on peut parler de "risques" ou d'orientations. La phase de choix est cruciale. Un exemple original avec l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) qui a mis en début d'année 7 priorités scientifiques en discussion sur un site internet dédié. A lire ici : http://knowtex.com/7096
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