Knowtex

38785 liens
  • 21979

    Pourquoi je ne mange pas bio...

    Pourquoi mange-t-on bio ? Pour la santé ? Pour l'environnement ? Pour défendre des convictions ? Souvent un peu tout ça en même temps... Mais selon moi le bio à également des effets pervers qu'il faut prendre en compte.

    • Benoit 11/05/2011
      Merci pour le lien,

      si l'on veut avoir une consommation plus durable, l'idéal n'est il pas de consommer le plus local possible?
    • Marion 11/05/2011
      Et consommer le moins possible (par ex. de viande) ?
    • Taupo 11/05/2011
      Et enfin plus en accord avec les contraintes saisonnières de la production locale (pas de tomate en hiver, genre)... Tout ça pour dire qu'un label ne garantira jamais toutes les considérations citoyennes à établir en amont. Il vaut mieux garantir que les discussions aient lieu en éveillant le plus possible les consommateurs aux problématiques liées à l'alimentation et l'impact sur l'environnement et l'économie tout en les invitant à prendre une part plus active dans leur méthode de consommation.
    • svtcolin 11/05/2011
      Pour la viande je suis d'accord, c'est une absurdité écologique et sanitaire c'est une vérité incontestable !
      Et je pense que de plus en plus se sera un luxe (ça l'est déjà), mes grands parents mangeaient le meilleur bifteck de la boucherie tous les midi, aujourd'hui peut de gens se payent ça... aussi parce que les priorités sont différentes... Qui a dit Iphone ??
      Après la logique de "décroissance" prônée n'est surement pas inscrite dans nos gènes d'homo sapiens (pas plus que chez tout être vivant d'ailleurs - à mon avis).

      Concernant la remarque de Taupo, je suis d'accord l'important s'est de sensibiliser les gens pour qu'ils consomment mieux et le label n'a pas grand chose à voir la dedans.

      Merci pour vos commentaires maintenant, je vais voir ceux du blog qui m'ont l'air moins sympa...
      PS: D'ailleurs c'est dommage que les commentaires sur knowtex ne soient pas visibles sur le blog, non ?
    • actarus 11/05/2011
      Même si je ne suis pas d'accord sur tout, je salue encore une fois le courage de Colin qui assume une position difficile (comme dans son billet sur l'homéopathie, qui m'a fait grandement plaisir).

      Je partage ses inquiétudes sur la tendance au rejet de la technique et de tout ce qui est scientifique, et pour certains, le recours au bio est un aspect de ce rejet.

      De plus, on trouve souvent associé au bio, toute la camelote new age, paranormale ou pseudoscientifique que j'exècre.

      Je pense aussi que l'on ne peut pas toujours écrire "bio = bon pour l'environnement". Importer des aliments d'Amérique du Sud laisse une grosse empreinte écologique !

      Cependant sur le bilan environnemental je suis en désaccord.

      Quant aux arguments sur l'emballage, ils sont recevables pour le bio en grande surface, mais dans un magasin spécialisé dans le bio justement, il y a très peu, voir pas du tout d'emballage (dans le magasin que je fréquente, peu souvent il faut avouer, des cartons qui auraient fini au rebut sont proposés aux clients).

      Acheter bio, lorsqu'il s'agit de produits locaux (j'insiste), et encore mieux, de produits de saison, est à mon avis une démarche positive, qui a un réel impact positif sur l'environnement.
    • actarus 11/05/2011
      Quant à Benoit et Marion, ils ont résumé ma pensée : pour qu'on s'en sorte il faut accepter la décroissance (consommer moins, et notamment moins de viande (=> pyramide des biomasses)), et consommer local (minimise l'empreinte écologique liée au transport).
    • svtcolin 11/05/2011
      En fait nous sommes d'accord sur le bilan environnemental, qui dans l'ensemble est très positif, c'est même la grande force du bio. Mais bon je suis volontairement subjectif dans cet article. Je me cite quand même (pas classe) : "-La préservation de l’environnement : Alors là, je réponds à priori par l’affirmative, puisque c’est la démarche de départ dans l’agriculture dite biologique "

      PS: je vais peut-être changer mon pseudo, parce que m’appeler "SVTCOLIN", ou Colin qui est mon nom de famille c'est bof. Y a qu'à dire JPC, ou Jean-Philippe
    • actarus 11/05/2011
      C'est joli Colin. Mais Jean-Philippe c'est plus convivial. Moi c'est Philippe comme indiqué dans mon profil.
    • manOn 13/05/2011
      Quelques petites remarques en passant cher collègue ;-)

      - Les arguments seraient à creuser concernant la santé. Ce qui est sûr c'est que le taux de pesticides est - forcément - plus bas et que la proportion omega 6/omega 9 est plus favorable dans les oeufs et la viande (je ne suis pas spécialiste, cf. les documentaires de France 3 et Arte d'il y a quelques semaines). Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que certains pesticides ne sont pas géniaux pour la santé, je pense surtout aux substances qui ne sont jamais éliminées de l'organisme et s'accumulent au cours du temps, avec des effets qui seront peut-être attestés dans longtemps, mais ce sera trop tard.

      - Le label équitable est à réserver à ce qu'on ne peut pas produire en France, comme le chocolat. Sinon, importer les aliments des pays en voie de développement est forcément une aberration écologique. Dans ce cas là, je préfère acheter du "non bio" produit dans ma région.

      -100% d'accord pour le problème des emballages, il faut davantage de cohérence... mais c'est lié (pour les grands supermarchés) au fait que les fruits et légumes bio sont plus fragiles. Si on ne les emballe pas, qu'on ne prend pas de précaution et qu'on en jette les 3/4 ce n'est pas forcément mieux, il faudrait calculer...

      - Pour moi, la grande distribution a une énorme part de responsabilité et c'est là qu'il faudrait agir. Pour les consommateurs, favoriser les commerces de proximité, les producteurs locaux est le meilleur geste citoyen possible.

      - A chercher, mais il me semble que certains ont évalué qu'il était possible de nourrir l'humanité en bio... ? En tout cas, Marie-Monique Robin se propose de chercher en préparant un documentaire financé par souscription (achat à l'avance d'un DVD à 30euros, lu dans Télérama hier...), on…
      Afficher la suite Quelques petites remarques en passant cher collègue ;-)

      - Les arguments seraient à creuser concernant la santé. Ce qui est sûr c'est que le taux de pesticides est - forcément - plus bas et que la proportion omega 6/omega 9 est plus favorable dans les oeufs et la viande (je ne suis pas spécialiste, cf. les documentaires de France 3 et Arte d'il y a quelques semaines). Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que certains pesticides ne sont pas géniaux pour la santé, je pense surtout aux substances qui ne sont jamais éliminées de l'organisme et s'accumulent au cours du temps, avec des effets qui seront peut-être attestés dans longtemps, mais ce sera trop tard.

      - Le label équitable est à réserver à ce qu'on ne peut pas produire en France, comme le chocolat. Sinon, importer les aliments des pays en voie de développement est forcément une aberration écologique. Dans ce cas là, je préfère acheter du "non bio" produit dans ma région.

      -100% d'accord pour le problème des emballages, il faut davantage de cohérence... mais c'est lié (pour les grands supermarchés) au fait que les fruits et légumes bio sont plus fragiles. Si on ne les emballe pas, qu'on ne prend pas de précaution et qu'on en jette les 3/4 ce n'est pas forcément mieux, il faudrait calculer...

      - Pour moi, la grande distribution a une énorme part de responsabilité et c'est là qu'il faudrait agir. Pour les consommateurs, favoriser les commerces de proximité, les producteurs locaux est le meilleur geste citoyen possible.

      - A chercher, mais il me semble que certains ont évalué qu'il était possible de nourrir l'humanité en bio... ? En tout cas, Marie-Monique Robin se propose de chercher en préparant un documentaire financé par souscription (achat à l'avance d'un DVD à 30euros, lu dans Télérama hier...), on verra ce que ça donne. Bon, l'humanité, il faudrait aussi qu'elle se calme un peu niveau démographie. Si le taux de mortalité infantile diminue, il faut aussi faire moins d'enfants en éduquant à la contraception... oups, pas très politiquement correct peut-être, mais j'assume.

      - Encore 100% d'accord: s'il y a un consensus sur le fait que manger "non bio" est mauvais pour la santé, il ne faut plus produire QUE du bio et le rendre acessible à tous. Sinon c'est une nouvelle inégalité. Dans la série inégalités: accès aux soins, accès à l'éducation, tout ça se casse bien la figure actuellement, ce serait bien de se révolter.

      - Oui, le bio est un business, mais justement si tout le monde consomme bio, ça encourage les conversions des parcelles agricoles car ça devient rentable. Donc si l'on considère que c'est mieux pour l'environnement et la santé, il faut encourager le bio (mais pas n'importe comment effectivement, et pas forcément via les labels incompréhensibles).

      - On peut d'ailleurs consommer bio sans label, en adhérant à des AMAP. Ce n'est pas très cher, mais il faut avouer que c'est contraignant quand on travaille.

      - Pour l'espérance de vie à laquelle fait référence un commentateur sur le blog, malheureusement (ou pas) d'après moi elle va diminuer justement. Il parle de son grand père et de ses parents qui ont toujours consommé des pesticides et s'en portent bien... mais pour l'instant on ne sait pas jusqu'à quand ses parents seront en vie (désolée), donc mauvais argument. On voit surtout exploser le nombre de cas de cancers, en particulier chez les jeunes, peut-être que Jean-Philippe en a déjà fait la douloureuse expérience comme moi, en tant que prof. (Cela dit je ne suis pas assez documentée pour affirmer avec certitude qu'il y a un lien avec l'alimentation).

      - A titre personnel, dans le doute, je préfère ne pas consommer de pesticides qu'en consommer. Quand je peux, quand j'ai le temps, l'énergie, les moyens... j'essaie de consommer du bio, local de saison et je pense qu'il faut encourager les gens à le faire.

      En tout cas, le débat est intéressant, merci Jean-Philippe !
    • manOn 13/05/2011
      Des infos dans l'excellent magazine de l'Université de Strasbourg:
      Dossier "Dis moi comment tu manges" du magazine Savoir(s) http://bit.ly/ebIFbl
    • charliebuz 17/05/2011
      Merci pour cet article fort bien documenté. D'après moi les grands consommateurs de produits bio et équitables ont une forte volonté d'agir pour l'environnement. Même si cela induit des incohérences scientifiques indéniables, on ne peux pas les blâmer. Il est vrai qu'il serait plus judicieux (plus facile et moins cher) de manger des produits locaux, cultivés avec un minimum d'engrais et de pesticides. Le juste milieux est vraiment difficile à trouver... Mais c'est tellement plus sympathique de rencontrer les producteurs, vive les marchés du dimanche matin !
    • Laisser un commentaire :

      Connectez-vous pour laisser un commentaire.

    Demande de confirmation

    Etes-vous sûr de vouloir continuer ?