Le 20 avril 2010, l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon donnait naissance à la plus grande marée noire de l’histoire des États-Unis. Un an plus tard, les dommages sont peu visibles en surface et sur les côtes.
A l’occasion de ce triste anniversaire, la compagnie a entrepris une campagne de pub, notamment dans la presse britannique, afin de faire pénitence et assurer que son engagement pour nettoyer le golfe restait intact.
La mobilisation des populations du Golfe du Mexique n’y aura donc rien changé : les forages en haute mer vont reprendre, moins d’un an après la plus grave...
Selon le NOAA (National oceanic and atmospheric administration), le nombre de dauphins retrouvés morts sur les plages d’Alabama et de Louisiane ne fait qu'augmenter depuis quelques années.
Il n’aura pas fallu longtemps à BP, sérieusement échaudé par la marée noire du Golfe du Mexique, pour retrouver son allant d’exploration. C’est – notamment – en Russie que le géant pétrolier veut se relancer… et il n’est pas le seul groupe dans ce cas.
Géré par le consortium Alyeska Pipeline Service, dont BP est l’actionnaire majoritaire, le pipeline Trans-Alaska, a connu une nouvelle interruption de service en début de semaine. Un désagrément a priori assez prévisible…
Le groupe pétrolier, sans surprise épinglé par la Commission d’enquête indépendante nommée par la Maison Blanche dans son rapport final, est aussi confronté à de nouveaux problèmes en Alaska. Et d’autres nuages noirs s’amoncellent en Colombie…
La multinationale britannique et huit autre groupes ayant une responsabilité directe ou indirecte dans l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon pourraient écopter d'une amende astronomique.
L’épisode de la marée noire du Golfe du Mexique loin d’être terminé, n’a pas vraiment entamé l’état de santé du groupe britannique pétrolier BP, redevenu bénéficiaire au troisième trimestre 2010.