Cet été a été annoncée la fabrication de la première bactérie xénobiotique. Une bactérie Escherichia coli banale... mais qui a remplacé la thymine de son ADN - l'une des quatre bases avec l'adénine, la guanine et la cytosine - par une molécule toxique pour les êtres vivants le 5-chloro-uracile.
Huit rencontres, beaucoup de matière et un dessin. Je viens de mettre un pied dans la biologie synthétique, une branche émergente de la biologie. Petit tour d'horizon.
"Les pouvoirs politiques vont maintenant devoir prendre conscience de l’extraordinaire capacité d’intervention que confère la synthèse chimique de matériel héréditaire, l’ADN, et de son potentiel pour façonner le monde".
C'est une première : des chercheurs américains viennent de créer un être vivant qui a pour père, en partie, un ordinateur. Potentiellement inquiétant, à moins de se prémunir des dérives en insufflant l'esprit open source, explique The Economist.
Sup’biotech a organisé le 23 novembre une deuxième Conférence sur les « Promesses et dérives de la biologie synthétique » à laquelle assistait tous ses étudiants. Quinze d’entre eux ont participé au concours IGEM du MIT à Boston en 2009 avec un projet de double vectorisation pour vaincre le cancer.
Craig Venter a réussi à créer la première forme de vie synthétique, apprend-on. Encore, serait-on tenté de dire, puisqu’on jurerait avoir vu s’étaler la même annonce en juin dernier !
Craig Venter and team make a historic announcement: they've created the first fully functioning, reproducing cell controlled by synthetic DNA. He explains how they did it and why the achievement marks the beginning of a new era for science.
Le créateur de la première bactérie "synthétique" est attaqué pour avoir intégré une phrase de James Joyce dans l'ADN de celle-ci. Retour de bâton pour l'un des fers de lance du brevetage du vivant ?