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Le Jardin des Sciences de Strasbourg

Le 27 janvier 2011 par Myriam Verzat

Christelle Spettel connaît très bien le Jardin des Sciences de Strasbourg, et pour cause, elle y travaille depuis plus de 10 ans, en tant que chargée de projets puis de l’action scolaire. Elle a accepté de nous en dire un peu plus sur l’histoire et les activités de cette structure.

Comment est né le Jardin des sciences de Strasbourg ?

En 1998, un service de l’Université de Strasbourg, appelé Mission Culture Scientifique et Technique (MCST), a été mis en place à la demande du président de l’époque, Jean-Yves Mérindol. Ce dernier a proposé à Hugues Dreyssé d’assumer le rôle de chargé de mission de culture scientifique. Il lui a alors demandé de mettre en place une équipe pour développer des activités visant à rendre accessible au grand public la recherche menée à l’université et à fédérer les actions des structures muséales de l’Université. Je suis arrivée peu de temps après, en 2000, donc dans les débuts du service. Ce n’est qu’en 2009 que la MCST est devenu le Jardin des Sciences (JDS) et a intégré le planétarium en son sein.

Quelles sont les principales activités du JDS ?

Elles sont nombreuses ! Tout d’abord, nous organisons des cycles de conférences tous publics à Strasbourg dont l’objectif est d’aborder des questions essentielles liées au développement récent de la recherche scientifique.

Nous proposons également des expositions temporaires en plein air et des expos-dossiers produites par Universcience dans la galerie d’actualité scientifique de l’Université. En ce moment, nous y présentons une exposition sur la biodiversité, qui sera remplacée au mois de mars par une nouvelle sur le système solaire.

Fin 2011, nous devrions aussi accueillir une exposition sur la chimie au Collège doctoral européen dans le cadre de l’Année Internationale de la Chimie. En outre, nous coordonnons aussi plusieurs évènements nationaux ou européens tels que la Nuit des chercheurs, la Nuit des musées, les Journées du patrimoine ou la Fête de la science.

Au niveau du département, nous participons au collectif Exposcience Alsace et organisons les festivals Alsasciences coordonnés par Saïd Hasnaoui [ndlr : voir notre interview de Saïd Hasnaoui].

Du côté des scolaires, nous organisons à fois des spectacles au Planétarium et des ateliers pédagogiques à la galerie d’actualité scientifique. Nous nous rendons aussi directement dans les établissements scolaires avec le planétarium mobile, ou pour l’organisation de cafés scientifiques juniors avec le Rectorat.

Il y a par ailleurs tout un travail réalisé sur les collections universitaires, afin de les inventorier, les faire connaître, les valoriser et les préserver. Enfin nous publions des ouvrages lors des années mondiales ou dans le cadre de la valorisation du patrimoine.

Comment s’organise l’équipe du JDS et quel est votre rôle ?

Nous sommes une assez grosse équipe de 19 salariés. Le comité de direction dont je fais parti est constitué de cinq personnes, chapeautées par Hugues Dreyssé, directeur du JDS. On trouve ensuite Anne-Catherine Hauglustaine, coordinatrice, Sébastien Soubiran en charge de la politique muséale et Milène Wendling chargée du planétarium. Pour ma part, je suis responsable de l’action scolaire et pédagogique et gère une équipe de quatre animateurs.

Avec qui travaillez-vous ?

Cela dépend un peu des projets. Nous avons par exemple un partenariat avec les Maisons des jeunes et de la culture (MJC) pour répondre à un appel d’offre du Conseil général du Bas-Rhin (organisation de projets itinérants). Nous avons aussi signé une convention avec l’Académie de Strasbourg qui nous met à disposition des enseignants chargés de mission afin d’élaborer des activités dans les musées universitaires.

Nous avons également des projets en commun avec d’autres acteurs de la culture scientifique en Alsace, comme la Nef des Sciences, à Mulhouse ou Le Vaisseau, à Strasbourg. Nous proposons par exemple un billet d’entrée couplé « Planétarium – Vaisseau ». D’autre part nous sommes en relation avec les autres services de l’Université comme le service de communication ou Savoir(s) en Commun, pour organiser des conférences. Par ailleurs, le Jardin des sciences a intégré des réseaux d’acteurs de la culture scientifique, tant au niveau français (AMCSTI), qu’européen (EUSCEA, ECSITE, EUCU.NET).

D’où proviennent vos subventions ?

La plupart des collectivités locales soutiennent nos activités : la Région Alsace, la DRRT (Délégation Régionale de la Recherche et de la Technologie), la Ville de Strasbourg, et le Conseil Général du Bas-Rhin sur certains projets précis. Une dotation de fonctionnement nous est allouée par l’Université. Par ailleurs, le Jardin des sciences est impliqué dans plusieurs projets financés par la commission européenne, la Nuit des chercheurs par exemple.

Quels sont les projets du JDS ?

Nous lançons actuellement un projet avec la ville de Strasbourg, sur toute l’année 2011, qui consiste à se déplacer avec le planétarium mobile dans toutes les écoles de la ville pour initier les élèves du cycle 3 (CE2 CM1 CM2) à l’astronomie.

Nous essayons en ce moment d’améliorer la visibilité de notre structure sur le net, avec un nouveau site internet, plus dynamique, en coopération avec la Division des usages du numérique de l’université (DUN). Nous débutons également une réflexion sur les réseaux sociaux et l’intérêt de créer une page Facebook. Je suis plutôt pour miser davantage sur le web et limiter dans la mesure du possible l’usage du papier.

D’ici 2015, la structure devrait connaître de grands changements. Dans le cadre du Plan campus, un nouveau bâtiment, le Pavillon des arts et des sciences, sera construit. Il contiendra un nouveau planétarium de 15m et une nouvelle salle d’exposition de 700 m².

>> Propos recueillis par Myriam Verzat

>> Illustrations : Jardin des sciences de Strasbourg

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